« Bulgare, ceci est un appel envers toi pour ta participation à l’Union nationale ATAKA. Le comportement anti-bulgare des partis établis impose l’intervention d’une formation patriotique. C’est ATAKA. Moi, Volen Sidérov et le comité d’initiative pour la création de l’union ATAKA, t’invitons à rejoindre les attaquants. Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! Quelle est la nécessité d’une telle union ? Aujourd’hui, l’État bulgare est en voie de dislocation. Le Bulgare ordinaire est privé de pouvoir. La nation bulgare est privée de soins. Il manque une vision au sujet de l’économie, de l’éducation et de la santé. Le pays n’est pas souverain sur le plan financier.
Tout est dicté par le FMI et par des centres hors de nos frontières. Il est sans importance qui sera Premier ministre ou ministre des Finances, étant donné que ceux-ci ne peuvent modifier ni les impôts, ni les revenus. C’est d’après les programmes de la Banque mondiale que l’on ferme des hôpitaux, des écoles et que l’on gèle les salaires et les retraites. La misère est imposée de l’extérieur. On nous impose le colonialisme - une masse de miséreux et une poignée d’ultra riches. Les intérêts nationaux ne sont pas défendus lors des négociations avec l’Union européenne non plus. Nous avons perdu la centrale nucléaire de Kozloduy à cause de la trahison de plusieurs gouvernements consécutifs. Ils ont vendus les actifs nationaux pour 30 milliards de dollars, mais le trésor public n’a engrangé que 1,7 milliard. Le reste a été volé par « l’élite » politique. Faisons-la tomber du pouvoir ! Faisons entrer dans le pouvoir des patriotes intègres qui pensent à la Bulgarie. C’est la seule garantie que l’on ne nous pillera pas à nouveau. Sinon, nous deviendrons demain un territoire peuplé de serviteurs des étrangers. Pas à accomplir : ATAKA est une stratégie. En plus des élections parlementaires actuelles, ATAKA a pour objectif de jeter les bases d’un mouvement populaire qui a pour vocation de devenir un facteur incontournable de la politique de la Bulgarie. Le mouvement s’appuie non pas sur des politicards usés et compromis mais sur des Bulgares patriotes, intelligents, entreprenants et civilement éveillés et qui ne veulent pas que leurs enfants fuient leur patrie à la première occasion.
Des hommes du travail intellectuel et physique, des hommes constructifs, des hommes de l’entreprise, des hommes ayant fait leurs preuves dans leur domaine professionnel. Sa mise en place exige la création d’un centre à Sofia et de centres de coordination dans les villes régionales. Un financement de la part des entreprises, des formations associatives et de citoyens. Une tactique médiatique et une stratégie et un soutien public de la part de Bulgares de notoriété. Seuls des Bulgares responsables des intérêts nationaux, seuls des Bulgares doivent dorénavant gouverner la Bulgarie. Celui qui est d’accord avec ce qui est dit ci-dessus peut prendre part à l’attaque. Notre patrie est occupée ! Par des mafieux étrangers et de chez nous ! Nous devons faire une percée lors des élections !C’est vous les attaquants !Je suis votre arme !Prenons la forteresse de la mafia maintenant. Purge !Révision !Châtiment !Prenons ce qui est à nous !Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! Volen Sidérov, Le Comité d’initiative, Union nationale ATAKA ».
2) Programme abrégé de l’Union nationale « Ataka » :
« Economie : Elaboration d’un modèle clair de capitalisme social, de rapports entre la propriété privée et la propriété d’Etat. Révision du processus des privatisations. Elaboration de priorités stratégiques de l’économie bulgare qui doivent être stimulées par la politique de l’Etat : les hautes technologies, les brevets d’invention, la chimie, l’électronique, l’industrie d’armement, l’agriculture. Calcul d’un Produit national brut nécessaire à la nation bulgare, réel et suffisant. Calcul des possibilités pour que le PIB soit produit par des compétences et des ressources propres au pays. Programme gouvernemental spécial sur la balance des ressources bulgares. Ne pas dépasser le plancher de la rentabilité. C’est-à-dire, ne pas tomber sous une dépendance extérieure. Trouver des variantes à l’arrêt de la dépendance par rapport au FMI et à la Banque mondiale. Réorientation des ressources intérieures issues de l’économie souterraine et des fonds budgétaires non utilisés vers le budget. Réorientation du budget vers des investissements dans des domaines stratégiques, dans la recherche et les licences bulgares d’inventions. Réorientation des fonds du budget vers la sécurité sociale et la santé afin que le travailleur bulgare soit soulagé du poids qui pèse sur lui. Suppression des contraintes administratives et législatives sur les entrepreneurs. Instauration d’un régime [fiscales] sans licences. Instauration de crédits actifs et supportables pour chaque entrepreneur. Bénéfices non imposables. Impôts sur le revenu : que chacun paie selon le nombre de personnes à charge et non pas par personne. Introduction d’un système fiscal et douanier informatisé, apte à contrôler les recettes. Réexamen de la dette extérieure. Politique insistante auprès des acteurs extérieurs en faveur de sa remise. Rétribution minimale du travail en adéquation avec celle en Europe. Programme spécial visant à attirer et à retenir les informaticiens programmateurs en Bulgarie, financé par le budget d’Etat.
Sécurité nationale, ordre, lutte contre la mafia et la criminalité : Réexamen de la doctrine militaire. Mise en conformité des effectifs de l’armée et du montant du budget de l’armée avec ceux des pays voisins. Mise en place d’une police bien rémunérée ayant la possibilité de mener des instructions. Introduction d’une police de quartier et de patrouilles. Programme gouvernemental de lutte contre la drogue. Prendre des mesures à l’européenne et instaurer des fichiers pour les drogués. Procédures judiciaires rapides pour les revendeurs de drogue. Rétablissement des services de renseignements et de contre espionnage et garantie de leur souveraineté. Admission d’officiers animé d’un esprit patriotique dans le système douanier et dans la police fiscale. Elaboration du profil de la criminalité pour les dix dernières années sur la base de toutes les informations de la police et des services spéciaux. Elaboration d’un programme de mesures de première urgence sur la base de ce profil. Programme gouvernemental de lutte contre la criminalité des gitans.
Santé : Restauration des éléments du système de santé précédent qui était une variante du système de santé anglais actuel. Prise en charge d’une partie essentielle des dépenses de santé par le budget jusqu’à ce que les revenus des Bulgares atteignent les revenus européens. Sécurité sociale : Introduction d’une retraite minimale, conforme aux retraites européennes. Possibilité de cotiser selon ses revenus. Possibilité de contracter une assurance individuelle, si on le désire. Fonds de pension garantis par l’Etat à circulation transparente des cotisations.
Education, sciences, technologies, culture : Restauration des traditions du système d’éducation bulgare et européen (mais non américain), investissements particuliers dans des domaines stratégiques de l’éducation : hautes technologies et programmation [informatique]. Fonds d’Etat spéciaux pour l’étude et la propagande chez nous et à l’étranger de l’histoire bulgare dans ses plénitude et accomplissement. Création d’un institut spécial d’études bulgares disposant d’un budget approprié et garanti au sein duquel des chercheurs bulgares et étrangers de renom feront des recherches, archiveront et populariseront toutes les sources existantes concernant la véritable histoire bulgare, comme son rôle et son importance pour la civilisation mondiale. Fonds et bourses pour les jeunes de talent. Fonds et bourses pour la sauvegarde du folklore bulgare et pour sa popularisation à travers le monde. Loi de sauvegarde de la langue bulgare.
Confession : Restitution immédiate des biens de l’Eglise. Confirmation par la loi de l’Orthodoxie comme religion officielle de la Bulgarie. Introduction du catéchisme à l’école primaire. Harmonisation avec l’avis du Saint-Synode de toutes les décisions concernant les grands problèmes de société, les projets de loi. Elaboration d’un statut de l’Eglise orthodoxe bulgare comme institution, établie financièrement et structurellement et qui prend une place déterminante au sein de la société bulgare et définit le système de valeurs pour l’avenir de la Bulgarie.
Pouvoir judiciaire : Procuratura efficace. Mise en examen des magistrats corrompus. Création d’un système judiciaire agissant rapidement. Rétablissement de la peine de mort.
Médias : Suppression des taxes pour l’édition d’ouvrages. Suppression des poursuites judiciaires des journalistes selon la loi.
Politique intérieure (principe électoral, referendums, [responsabilité des gouvernants devant les gouvernés], partis [politiques], priorités législatives) Organisation de référendums sur les questions d’importance nationale : changement de l’ordre politique et social, adhésion à des blocs militaires, système électoral, etc., possibilité de mettre fin au mandat des députés n’ayant pas rempli leurs obligations devant leur électorat, participation dans des blocs militaires et à des obligations internationales. Possibilité de présenter des candidats aux élections par des groupements qui ne sont pas des partis. Financement total des élections par le budget. Possibilités parfaitement égales de manifestations publiques pour tous les candidats indépendamment du nombre d’adhérents d’un parti ou de sa représentativité au Parlement. Loi sur les partis leur permettant de s’enregistrer sans obligation de présenter un certain nombre d’adhérents et de structures. Le critère est leur représentation lors des élections précédentes. Pour les partis nouvellement fondés : aucune limitation.
Politique extérieure (Relations avec l’UE, la Russie, les Etats-Unis, les pays voisins, équilibre de leur influence en Bulgarie.)Elaboration d’une doctrine nationale sur la base d’une souveraineté indiscutable. Neutralité par rapport à des blocs militaires. Armée et armement conformes aux rapports de force réels dans la région. Forte ouverture vers l’Est, le Sud et vers tous les pays qui peuvent offrir quelque chose à la Bulgarie. Les négociations avec l’Union européenne ne sont pas plus importantes que le niveau de vie et la vie des Bulgares. Si le commerce avec l’Inde est plus avantageuse pour la Bulgarie que le commerce avec la France, c’est l’Inde qui sera choisie. Cela vaut aussi pour la Chine, le Japon, la Russie, les ex-républiques soviétiques.
Non-Ingérence dans les affaires intérieures des pays voisins. Ne pas autoriser de grands Etats à mener des politiques hostiles contre des pays voisins de la Bulgarie, ou autres, à partir de son territoire, ni à bénéficier du soutien de notre pays. Activer les relations bugaro-russe et les relations avec le monde Arabe, avec l’Extrême-orient et les pays hors de l’Union européenne. Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! »
3) Les « 20 principes de l’Union nationale « Ataka » :
« La Bulgarie est un État uni-national, homogène, qui ne peut être divisée selon aucun des critères suivants : confessionnel, ethnique ou culturel. Les différences d’origine ou de confession ne peuvent être placées au-dessus de l’appartenance nationale. Celui qui le fait se sépare lui même de la nation et de l’Etat bulgares et ne peut avoir aucune revendication à leur égard.
La langue officielle en Bulgarie est le bulgare et on ne peut diffuser, dans les médias nationaux financés par le budget de l’État, des émissions en d’autres langues. Interdiction et sanction de tout parti ethnique et organisation séparatiste. Instaurer des sanctions sévères pour toute profanation des lieux nationaux sacrés, comme pour toute calomnie contre la Bulgarie.
La santé, la sécurité sociale, l’éducation, la prospérité culturelle et matérielle de la nation bulgare constituent la priorité N°1 du pouvoir d’État. Elles sont placées au-dessus de toute adhésion à des unions internationales : politiques, militaires ou autres.
L’Etat bulgare est dans l’obligation d’assurer la santé, la sécurité sociale et les conditions nécessaires à la prospérité culturelle et matérielle de tous les Bulgares par tous les moyens du pouvoir de l’État.
Chaque investisseur, producteur ou entrepreneur bulgare a la priorité devant tout étranger jusqu’à ce que notre niveau de vie égalise le niveau européen moyen.
Les impôts et les revenus en Bulgarie doivent se conformer aux possibilités et aux besoins de la population bulgare et non pas aux exigences du FMI et de la Banque mondiale.
Le processus des privatisations est à reconsidérer.
Les entreprises bulgares, qu’elles soient privées ou publiques, doivent être soutenues par l’Etat tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
Révision générale des schémas budgétaires et de la redistribution du budget au profit des citoyens bulgares et non au profit d’hommes politiques au pouvoir.
Elaborer un programme pour remédier à l’effondrement démographique affectant les Bulgares.
Retrait immédiat de nos troupes d’Irak.
Retrait de l’OTAN. Non participation à des blocs militaires. Neutralité totale. Plus de bases militaires sur le territoire bulgare.
Référendums sur toutes les questions concernant la vie d’au moins 10% de la nation.
Aucune vente de terres agricoles bulgares à des étrangers et à aucune condition.
Révision des chapitres déjà négociés avec l’Union européenne et renégociation des clauses défavorables à la Bulgarie.
Annulation de l’accord de fermeture de la centrale nucléaire de Kozloduy.
Arrêt de la dépendance de la Bulgarie à l’égard du FMI et de la Banque mondiale. Mise en place d’une opération « Mains propres ». Investigations sur les personnes s’étant enrichies de manière criminelle, sur toutes les affaires avec participation d’hommes politiques, comme sur le traitement de la dette extérieure.
Confiscation des biens acquis frauduleusement et création d’un fond de soins médicaux gratuits avec les moyens ainsi obtenus. Définition juridique de la notion de « Trahison d’Etat ». Tribunal pour les traîtres nationaux.
Etablissement par la loi d’un salaire minimum - salaire horaire correspondant à la moyenne européenne ».
[
1] La traduction se veut volontairement la plus proche du texte
François Frison-Roche
© Tous droits réservés
Le Courrier des Balkans© Le Courrier des Balkans pour la traduction